Depuis lundi, je suis en Normandie et profite d’un temps absolument radieux.
Du coup, à moi, les longues promenades.
Mardi, en longeant la plage autant que possible, je suis allée à pied de Bénerville, mon chez-moi d’ici, tout au bout de la plage de Trouville, aux Roches-noires.
En face, c’est Le Havre
On se serait cru au mois de juillet, –enfin, peut-être pas, parce qu’au mois de juillet, c’est rare qu’il fasse ce temps-là. Ce qui était vraiment agréable, c’est qu’il n’y avait presque personne, juste quelques vieux comme moi et leurs petits-enfants.
Au retour, mon podomètre, que je ne quitte jamais, indiquait 18,000 pas.
Je vous garantis que ça fait beaucoup de pas et qu’il n’a pas fallu me bercer pour dormir ce soir-là.
Le problème, c’est que 18,000 pas, c’est long ! Et que lorsqu’un besoin pressant se fait sentir, nous, les femmes, il nous faut trouver un lieu accueillant pour le satisfaire. Sur le trajet, rien ! Ou alors, il faut entrer dans un café, donc boire quelque chose, ce qui va provoquer la même envie un peu plus tard.

Eh oui, toilettes fermées sur les Planches de Deauville !
Enfin, quand je dis rien, j’exagère, mais à peine ! Un seul lieu était ouvert ! Mais après quelques 16 000 pas, j’avoue que je n’avais pas envie de retourner sur mes pas pour aller aux toilettes que j’avais loupées en passant devant.
La dame que vous voyez avec moi dans le miroir n’était pas contente non plus et la vieille dame qui l’accompagnait encore moins !
Je précise que les toilettes deauvillaises sont payantes ! A Trouville, je ne sais pas, parce que je n’ai pas essayé.
Quant à ces messieurs, si on en juge par l’odeur qui se dégageait de certains murs, odeur favorisée par la chaleur, ils n’avaient pas le même problème.
Je vous parie que si les hommes n’avaient pas la possibilité malodorante de se soulager contre les murs, il y aurait des toilettes gratuites et ouvertes partout. Mais nous, nous n’avons qu’à nous retenir.
Grrrrr !
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