Dans le métro


Vous est-il déjà arrivé, dans le métro, de vous trouver incapable d’aider quelqu’un ?
L’autre jour, en descendant à la station Etoile, un touriste me demande comment aller à la Tour Eiffel. Je commence à lui expliquer que lui et sa fille feraient mieux de reprendre le métro dans l’autre sens et de descendre à Trocadéro.
Là-dessus, voilà que nous tombons sur un homme qui est à plat ventre par terre !
Je me penche vers lui et l’appelle. Pas de réponse. Il est en pull et en pantalon, sa joue est par terre, il est assez rouge mais quelqu’un de couché comme ça ne peut pas se sentir bien.
Je l’appelle à nouveau, il remue vaguement les paupières, du moins il me semble. Je sors mon téléphone portable et me demande qui et où appeler. Là-dessus passe un jeune homme qui se penche, prend le pouls de l’homme au poignet, et au cou, comme on le fait dans les films et commence à le placer dans une position plus favorable. Un secouriste sans doute, ou un membre du corps médical.

Je pense qu’il dort mais qu’il est bourré, me dit-il.

Et il passe un coup de fil en indiquant qu’il y a cet homme couché à la sortie du quai de la ligne 6, à Etoile.
Je lui demande quel numéro il a appelé et il me dit le 17, et qu’après, on est redirigé.

Il me dit avoir remis l’homme dans une position où il ne risque pas de s’étouffer, et me demande si je peux rester en attendant les secours, parce que lui, il est pressé.
Bien sûr que je vais attendre. Pendant que j’attends, je continue à parler à l’homme, sans aucun succès.
Quelques minutes plus tard, je vois arriver, de l’autre côté du quai, deux agents de la RATP au pas de course et je les appelle, en leur indiquant qu’il faut qu’ils traversent le quai.
Quelques instants plus tard, ils sont là et prennent les choses en main. Je demande quel est le numéro qu’il aurait fallu appeler, et l’un deux me dit :

Mais Madame, il y a une borne d’appel d’urgence sur chaque quai ! Il aurait suffi d’appeler de là !

To call for help

Et sur la borne est indiqué sur quel quai on se trouve

Et en effet, ça ne m’a même pas effleurée ! Si on avait appelé de là, on aurait probablement gagné un temps précieux parce qu’ils auraient su immédiatement où nous trouver.
Je n’avais jamais vraiment regardé ces bornes de près. Tout est prévu, les problèmes quelconques, la présence d’un voyageur tombé sur les rails ou un incendie.

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9 réflexions sur “Dans le métro

  1. If I should ever faint or pass out in a public place, please God that you are a good Samaritan like you comes upon me. Not everyone would want to « get involved. »

  2. Je vais te faire un aveu. Quand je montais faire un chantier,sur Paris, je prenais toujours le taxi et si je devais changer de gare itou, sauf de la gare de l’est à celle du nord et vice versa . Mes pieds m’y portaient.
    Bonne soirée.

  3. Il me semble que tu n’as pas été « incapable » de l’aider. Tu as fait avec ce que tu savais, et même si il y a eu qq minutes de battement, je suppose que cela n’a pas changé grand chose en l’occurrence.

    N’ayant pas de portable, je suppose que j’aurais d’abord cherché un employé ou le fameux signal d’alarme ou bouton d’appel RATP. (cela évidemment n’entre que très légèrement dans ma campagne anti-portables 🙂

  4. Ce qui est important c’est d’arrêter. Même si on est pressé. Même si on ne sait quoi faire. On arrête. Et on arrête une autre personne. Et le secours arrive. C’est si simple en somme. Mais combien de temps cet homme fût-il à plat ventre avant que tu arrêtes? On se le demande parce que tant de gens passent à côté et continuent sans interrompre leurs activités.
    Je vis au centre-ville de Toronto. Nous avons des cas similaires à tous les jours. Parfois c’est très sérieux.
    Tu as aidé plus qu’une personne en arrêtant ce jour-là, en écrivant ce message, en nous envoyant aux informations de secourisme, en nous montrant la position favorable pour une condition semblable. Merci!
    Quant aux appels cellulaires, il faut les faire si on est loin des boites-d’urgence. À Toronto, on appelle 911.

  5. Le plus urgent était de s’arrêter , ce que vous avez fait .
    et la suite en rédigeant ce post . Il est vrai que dans l’urgence on n’a pas toujours l’action qui va bien .
    Pour info le spectacle sur Gary/Ajar est prolongé jusqu’à mi- mars et celui de Luchini Le point sur Robert , une petite merveille , va au théâtre de la renaissance .

  6. Bien raconté.
    Tu as réagi, c’est ce qui compte.
    Lors de mon premier séjour à New-York, je suis resté une demie-heure dans la rue avec un monsieur âgé, bien vêtu, effondré sur le trottoir: personne ne s’est arrêté, sans doute à cause de mon look d’alors.
    En fait il était mort.
    Puis une voiture de flic a stoppé.
    A l’époque j’aurais bien aimé gueuler contre chaque personne qui passait

  7. ben ce n’est pas évident de savoir quoi faire comme ça au dépourvu! tu as bien réagi, et ce jeune homme aussi! un jour à paris, un homme était étalé par terre, pas bien en point à mon goût, vu sa couleur, il devait être pas loin d’être mort, tout le monde passait en le contournant, et j’ai fait comme les autres! je ne savais pas quoi faire!!
    mais tu vois, ça m’a marquée, puisque j’y pense en lisant ton post!

  8. Merci de nous avoir signalé ou rappelé la présence de ces bornes d’appel d’urgence dans les stations de métro. Je ne savais pas qu’on pouvait ainsi appeler le chef de station dans le cas d’une urgence. Tu nous rends un service.

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