Haydn et Mozart


On the stage

Mardi soir, soirée Mozart et Haydn au théâtre des Champs-Elysées. Mozart, j’adore, mais Haydn, je connais très peu.
L’orchestre de chambre de Cologne, que vous voyez, tels des petits points sur la scène avec la remarquable violoniste Mirijam Contzen nous a joué deux concertos pour violon et orchestre de Mozard et deux symphonies de Haydn, la Symphonie des Adieux et la Passion.

Amusant, quand on est ignorant, toutes les pensées qui vous passent par la tête 😉
À un moment, un violoniste se lève et quitte la salle avec son instrument. Je pense qu’il a cassé une corde…
Puis un autre musicien s’en va, puis un troisième. Là, je comprends qu’il s’agit de mise en scène et pas d’accident.
Petit à petit, les musiciens quittent là scène, les uns après les autres, chef d’orchestre compris, jusqu’à ce que seuls restent en scène le premier violon et un autre musicien. Enfin, ils échangent un baiser et quittent également la scène.
Si j’avais été moins ignorante, j’aurais su qu’il s’agissait, pour Haydn d’une manière de protestation.
Comme l’indique le site des Chœurs et Orchestres des Grandes Ecoles

L’histoire de cette symphonie a été maintes fois racontée, mais il importe de la répéter si l’on veut saisir les liens particuliers qui unissaient Haydn et son patron. Esterhaza était la résidence d’été du prince Nicolas et de sa famille, mais c’est dans l’enceinte des dépendances de la cour, à Eisenstadt, qu’étaient logées les femmes et les familles des musiciens. En 1772, la cour fit à Esterhaza un séjour plus long que de coutume, provoquant l’impatience des musiciens. Haydn fut convié à plaider leur cause, ce qu’il fit musicalement au moyen d’un finale de symphonie au cours duquel les musiciens cessent peu à peu de jouer et quittent les lieux, sans oublier de souffler leur chandelle, pour ne laisser que les seuls deux premiers violons, Haydn et son soliste Tomasini, pour la conclusion. L’allusion fut clairement perçue et la cour se décida à rentrer à Eisenstadt.

Quoi qu’il en soit, c’était magnifique, tout comme les deux concertos de Mozart. De plus, c’était une soirée où un billet acheté permettait d’aller au concert à deux. Un vrai régal.

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5 réflexions sur “Haydn et Mozart

  1. La musique adoucit les moeurs, surtout la musique classique ! Je m’en écoute pas assez souvent, sauf sur France Inter, à 16 h (« Pierre et le loup » en ce moment) mais dès que je peux assister à un concert, je saute sur l’occasion !
    Bon week-end Claude.

  2. Please excuse me for commenting in English. I have never been to a live performance of the Farewell Symphony so it was very interesting to read your impressions.
    It’s true, Haydn has been ‘dwarfed’ by Mozart and Beethoven, but, in fact, he developed the form of the classical symphony – and also the string quartet – which later composers were able to build upon in their own way. I’m very fond of Haydn.

  3. Essayez donc une fois la symphonie de Haydn « Surprise » – je pourrais expliquer le sobriquet, mais ça gâcherait la surprise, non?

    Et n’oubliez pas le concerto pour trompette, un de mes favoris.

  4. @ sablonneuse, on a tout à fait le droit de commenter en anglais sur Vieux, c’est mieux ! Je comprends le français, l’anglais et l’espagnol. 😉
    @ Autolycus, j’essaierai de me faire cette surprise !
    @ maminabelle, moi aussi, dès que j’ai l’occasion 😉
    @ patriarch, oui, une bonne soirée, c’est toujours bon à prendre

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