Des œufs sur le balcon


prêts pour Pâques Lorsque ma fille était petite, nous fêtions habituellement Pâques, ou du moins ce que Pâques a de parfaitement païen, en Normandie, chez des amis qui avaient un jardin, plus pratique que notre appartement pour y cacher gourmandises et friandises.
Une année, alors que nous étions à Paris le dimanche de Pâques, nous avons déjeuné chez des amis qui avaient un balcon. A l’époque, nous n’en avions pas. Mon amie F. était très bricoleuse et ingénieuse et avait trouvé toutes sortes de petits coins où cacher les surprises et nos filles s’étaient régalées à chercher.

Lorsque moi j’étais petite, pour Pâques, la Pâque Juive, ce coup-là, mais quelque part tout aussi païenne 😉 ma grand-mère, née en Bulgarie, faisait cuire des œufs durs pendant des heures dans du marc de café additionné de pelure d’oignons. Curieux mélange, mais qui donnait aux coquilles d’œufs une splendide couleur chocolat et à l’intérieur un goût parfaitement succulent. Lorsque je rentrais de l’école, c’était une délicieuse odeur qui m’accueillait et m’annonçait le plaisir de la dégustation à venir.

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11 réflexions sur “Des œufs sur le balcon

  1. A chaque enfant son souvenir. Votre article fait résonner en moi des fêtes de Pâques (à la fois païenne et à la fois religieuse – selon quelle grand mère avait -une année sur deux pour ne léser personne – le plaisir de nous cacher les friandises.
    Chez ma gd mère paternelle, Pâques c’était dans le jardin, les « cloches » laissaient tomber leurs cadeaux un peu partout.
    Chez ma gd mère maternelle, fête beaucoup plus religieuse, c’était l’entrée dans la maison et la distribution à chacun des rameaux d’olivier bénis le dimanche précédent à la messe, c’était l’agneau pascal dans sa plus pure tradition, c’était le vrai repas pascal et très peu de friandises.
    Mais nous aimions l’ambiance de ces deux sortes de fêtes. Pour mes enfants, j’ai fait un mélange des deux : les rameaux, l’agneau, et les friandises cachées dans la maison…
    Merci pour ce beau souvenir.

  2. Ca fait toujours plaisir de lire les petits souvenir d’enfance. Et surtout s’ils sont accompagnes par les petites recettes de grand-mère, j’en raffole.

  3. Enfant j’aimais décorer les oeufs, quand mes enfants étaient petits c’était la chasse au trésor dans le jardin … malgré mes 53 ans maman m’offre toujours un superbe oeuf de Pâques en chocolat !!

  4. Ah les traditions et les souvenirs d’enfance, à léguer aux générations suivantes…
    Et puis les mélanges ont du bon : religieux, païen, étranger. Chaque famille se constitue son ciment. Chez nous, c’est la chasse aux oeufs en chocolat + des petits cadeaux, le gigot au four et un délicieux gâteau turc (réalisé par notre boulanger français !).

  5. En lisant ton billet, Claude, j’ai repensé aux dimanches de Pâques de mon enfance, durant lesquels ma soeur et moi, prises d’une terrible frénésie, retournions tout l’appartement familial à la recherche des oeufs durs que mes parents y cachaient.
    Et ce qui est drôle et étrange, je trouve, c’est que mes parents sont musulmans… Bon, ils ont, surtout mon père, une conception que je trouve très belle de la pratique religieuse puisqu’ils ne m’ont jamais contrainte à embrasser leur religion. Pourtant, là, d’un coup, je me demande si Pâques a une signification dans l’Islam. Je m’en vais de ce pas combler cette lacune de l’athée que je suis en faisant une petite recherche sur le net.

  6. bonjour…je ne me rappelle même plus comment je suis arrivée sur votre blog…Mais c’est le mot cancer du sein qui m’a interpellé, car, j’ai fait la même démarche que vous…Je me suis mise à internet pendant ma maladie…….Connaissez-vous le site « essentielles », dédié au cancer du sein ?..Je viens de passer les contrôles des 2ans, mais ne me suis pas encore remise de « ce choc »…Donc, j’écris comme vous un blog….Je l’efface, je réécris…etc……Pâques, je viens moi-aussi de replonger dans mon enfance (est-ce dû au cancer ou à mon âge ?), mais, je me mets à raconter moi-aussi mes souvenirs de jeunesse…….J’ai 54 ans…….Bonne chance à vous…..

  7. Claude, donc en fait les oeufs étaient de vrais oeufs durs cuits longtemps dans du café et des oignons ? Alors là, c’est incroyable… et ça correspondait au goût d’enfant. Ma mère fêtait énormément Pâques dans le jardin, on avait + de friandises qu’à Noël par exemple. Il y avait un sentiment de « trop », trop beaucoup trop de religion aussi, carême etc. l’idée était vraiment ancrée en nous, et c’était aussi les débuts je pense de la diversification du carême. Puisque les gens ne manquaient plus de rien, on privait ou se privait d’autres choses, télé pour ceux qui la regardaient, lecture, ou choses + essentielle encore, il fallait savoir se priver. Sauf qu’un enfant ou pour un enfant, la limite n’est pas toujours très claire. Bref une religion extrême qui niait toute idée de plaisir. Donc, lorsque Pâques arrivait, le plaisir n’avait plus vraiment de sens. eh oui…

  8. Je suis bulgare et je ne connaissais pas cette recette mais je pourrais essayer demain avec ma famille, quand on peindra les oeufs pour les épater!merci!

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